Foire aux questions juridiques
(FAQ)
ÉTAT CIVIL
Si vous ne trouvez pas réponse ci-dessous,
ou pour une question d'ordre juridique particulière,
communiquer avec les avocats de chez AXA Assistance qui pourront
vous aider www.avocat.qc.ca/aide
Auteurs :
Me Marc Gélinas et autres collaborateurs avocats et notaires de Jurismedia
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Avertissement :
L'information
présentée ici est de nature générale
et est mise à votre disposition sans garantie
aucune notamment au niveau de son exactitude ou
de sa caducité. Cette information ne doit
pas être interprétée comme constituant
des conseils juridiques. Si vous avez besoin de
conseils juridiques particuliers, vous devriez consulter
un avocat ou notaire.
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Questions
par sujet
ÉTAT
CIVIL
ÉTAT
CIVIL
Est-il possible de changer
de nom? (Haut de la page)
Alepin Gauthier,
Avocats, Me Kerlie Stephen
À sa naissance, les parents attribuent un nom à leur enfant
et celui-ci est indiqué dans son acte de naissance. Il est
possible de changer le nom donné par les parents avec l'autorisation
du tribunal ou encore du directeur de l'état civil.
Le tribunal a une compétence exclusive dans les cas, où il
y a un changement de filiation, un abandon du père ou de la
mère ou une déchéance de l'autorité parentale. Il est possible
pour un mineur âgé de 14 ans et plus de faire la demande au
tribunal.
Le changement de nom par le directeur de l'état civil peut
avoir lieu dans tous les cas qui ne ressortent pas de la compétence
du tribunal. Seules les personnes majeures peuvent présenter
une demande en changement de nom au directeur de l'état civil,
soit pour eux-mêmes ou, s'il s'agit du nom de famille, pour
ses enfants en même temps. Il faut qu'il existe un motif sérieux
pour qu'un changement de nom soit autorisé. Ainsi l'article
58 du Code civil du Québec donne des exemples de motifs sérieux
tels : le nom généralement utilisé ne correspond pas à celui
inscrit dans l'acte de naissance, le nom est d'origine étrangère
ou trop difficile à prononcer ou à écrire ou encore, le nom
prête au ridicule. Dans le cas d'un changement de sexe, seul
le prénom peut être changé.
La stabilité du nom revêt une grande importance. Ainsi,
une demande de changement faite uniquement par caprice ou
pure fantaisie ou pour des raisons de convenance ne sera pas
admise.
Quelle est la procédure
à suivre pour un faire changement de nom? (Haut de la page)
Si vous souhaitez changer de nom ou simplement
en changer l'orthographe, vous devez obtenir un formulaire
à cet effet auprès du Directeur
de l'état civil. Pour faire cette demande, vous
devez être majeur, avoir la citoyenneté canadienne
et être domicilié au Québec depuis au
moins un an. Vous devrez débourser des frais de 300
$, incluant les frais de publication et les frais administratifs,
auxquels s'ajouteront ceux de la publication dans un journal
local durant deux semaines consécutives à raison
d'une fois par semaine, ces derniers pouvant varier d'un journal
à l'autre. Si votre demande porte sur votre nom de
famille, elle vaut aussi pour celui de vos enfants mineurs
s'ils portent le même nom ou une partie de celui-ci.
Pour changer le prénom de l'enfant, il faut toutefois
faire une demande distincte et payer les frais qui s'y rattachent.
Dans un cas comme dans l'autre, il faut en aviser les personnes
qui peuvent s'opposer au changement du nom du mineur, c'est-à-dire
son tuteur, ainsi que le mineur lui-même s'il est âgé
de quatorze ans ou plus.
Le traitement de votre demande peut prendre
un minimum de six mois. Si votre changement de nom est accepté,
vous recevrez un certificat de changement de nom. Votre certificat
de naissance sera modifié en conséquence, de
même que ceux de vos enfants nés avant ce changement,
pour tenir compte de votre nouveau nom, que leurs propres
noms soient modifiés ou pas. C'est pourquoi il est
important de fournir les renseignements exigés à
leur sujet lorsque vous compléterez votre formulaire
de demande.
Il existe par ailleurs certaines circonstances
précises dans lesquelles un mineur âgé
de quatorze ans ou plus peut demander le changement de son
nom. Mais il devra alors s'adresser aux tribunaux et en aviser
son tuteur et le "titulaire de l'autorité parentale"
(autrement dit, le père ou la mère qui n'a pas
été déchu de ses droits vis-à-vis
de l'enfant).
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