Reseau juridique du Quebec Informations juridiques grand public Informations juridiques pour affaires Informations pour juristes
ENGLISH
À propos
Nous joindre
Accueil
 Produits / services
  Boutique juridique
  Trousse testamentaire
  Contrats commerciaux
  Assistance juridique
  Librairie juridique
  Services spéciaux
 Trouvez votre
  Avocat
  Notaire
  Huissier de justice
  Syndic de faillite /
    redressement financier
 Documentation
  Particuliers
  Affaires
  Juristes
  FAQ juridique
  Organismes d'aide
  Tout pour le juriste
  Liens juridiques
  Humour


       Recherche
 

Boutique juridique


 Revue de presse

 Commentaires...

 

La proposition concordataire :
Une solution judicieuse pour éviter la faillite à une PME insolvable


RAYMOND, CHABOT INC. Conseiller en redressement financier - Syndic de faillite

Contenu

Introduction

Agir Tôt

Dernier recours

Rentabilité obligatoire

L'appui du prêteur à court terme : une condition essentielle

Avantages de la proposition

Créances des gouvernements : bonne nouvelle


Introduction

Bon nombre de PME ont éventuellement à faire face à une crise financière importante qui pourrait, à la limite, mettre fin à leur existence.

Souvent, les actionnaires, les employés, les clients et les fournisseurs dépendent financièrement du sauvetage de la PME insolvable. Cependant, ils peuvent envisager une solution magique et abordable qui permet régulièrement à des PME de se sortir d'un bourbier financier. C'est la proposition concordataire (ci-après "proposition"), sous le régime de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité (ci-après "LFI"). La proposition est une offre qu'une entreprise fait à ses créanciers, par l'entremise de son syndic, afin de modifier ses obligations à leur égard. Une PME peut proposer à ses créanciers de réduire le montant de ses dettes, de prolonger le délai de remboursement des dettes, ou encore d'en arriver à une combinaison de ces deux possibilités.

Agir tôt

Plus l'entreprise agit tôt dans l'évaluation de l'ampleur de ses problèmes financiers, plus elle sera en mesure de trouver une solution viable.

Nous vous présentons ici une liste de signes avant-coureurs de problèmes financiers :

  • absence de renseignements financiers à jour;
  • tendances négatives des ratios financiers habituels;
  • écarts défavorables entre les résultats réels et les prévisions;
  • paiement ralenti aux fournisseurs et problèmes d'approvisionnement qui en découlent;
  • augmentation des créances gouvernementales;
  • accumulation exagérée des comptes clients et des stocks;
  • vente de biens générateurs de revenus;
  • renseignements de tiers indiquant une augmentation du nombre d'enquêtes de solvabilité;
  • tentatives de refinancement ou demandes en vue d'obtenir de l'aide du gouvernement;
  • niveau d'emprunts qui atteint régulièrement les limites;
  • nombre élevé de litiges;
  • politique de croissance, d'acquisition ou de diversification trop ambitieuse;
  • mouvements et/ou changements dans le personnel de direction ou dans le comportement de celui-ci;
  • accroissement du taux d'absentéisme et du nombre d'accidents chez les employés;
  • mauvais état des locaux (malpropreté);
  • augmentation du nombre de plaintes des clients.

Dernier recours

Il est primordial de bien comprendre que, lorsque les documents statutaires sont déposés au Bureau du surintendant des faillites, la proposition ne peut plus être retirée par l'entreprise. La décision de l'entreprise de demander la protection de la LFI est irréversible.

Si la proposition est refusée par les créanciers lors de l'assemblée, l'entreprise devient automatiquement en faillite. Pour cette raison, vous comprendrez que nous considérons la proposition comme une solution de dernier recours.

Par conséquent, il est extrêmement important, avant de déposer une proposition formelle, que l'entreprise examine avec ses conseillers toutes les possibilités de s'en sortir par un autre moyen, car celle-ci pourrait causer un bouleversement important pour les actionnaires advenant un refus par les créanciers.

Rentabilité obligatoire

Lorsque les dirigeants en sont venus à la conclusion que l'entreprise doit absolument faire une proposition formelle à l'ensemble de ses créanciers en ayant recours à la protection de la LFI, ils doivent se poser une question fondamentale : les opérations de l'entreprise sont-elles rentables ou peuvent-elles le devenir à moyen terme?

Plusieurs entreprises ont mis en oeuvre le processus de redressement présenté dans une proposition acceptée par les créanciers sans réussir à être viables à long terme.

Ces entreprises n'ont pas réussi à régler leur problème fondamental, soit celui de rentabiliser leurs opérations . Même si elles ont réglé leur problème de surendettement et rééquilibré leur bilan financier après que les créanciers eurent accepté un compromis important en radiant une partie de leurs créances, elles n'ont pas généré les profits suffisants à même les activités courantes qui justifient leur raison d'être. Et elles ont fini par fermer leurs portes, bien qu'elles aient réussi avec brio à mettre en application leur proposition.

Toutefois, lorsque des difficultés passagères ont engendré un passif insurmontable, sans une entente avec l'ensemble des créanciers, l'entreprise devrait faire une proposition pour retrouver sa viabilité à long terme.

L'appui du prêteur à court terme : une condition essentielle

Généralement, lors d'une crise financière importante, les entreprises utilisent la totalité de la marge de crédit autorisée par le prêteur à court terme et elles ne respectent pas les ratios standards de 50 % de la valeur des stocks et de 75 % de la valeur des comptes clients (excluant les 90 jours et plus). Par conséquent, elles se retrouvent en défaut selon le contrat d'emprunt signé avec le prêteur à court terme.

Après le dépôt de la proposition, le prêteur à court terme ne peut pas révoquer son autorisation de marge de crédit avant que la proposition soit approuvée par les créanciers et par le tribunal. De son côté, l'entreprise ne peut exiger de nouvelles avances de fonds et elle doit négocier avec le prêteur à court terme les modalités d'utilisation de la marge de crédit, en fonction de la fluctuation des comptes clients et des stocks, jusqu'à ce que la proposition soit acceptée ou rejetée.

À la suite de l'approbation de la proposition par le tribunal, le prêteur à court terme pourrait toujours révoquer la marge de crédit, remboursable à demande, ce qui serait dramatique pour l'entreprise.

Sachant que les relations entre l'entreprise et le prêteur à court terme sont vitales dans une réorganisation commerciale, l'entreprise doit obtenir l'appui de son prêteur à court terme avant de déposer une proposition afin d'avoir l'assurance que ce dernier poursuivra le financement des opérations tant après le dépôt de la proposition qu'après son exécution intégrale. En pratique, la prêteur à court terme fixe généralement la nouvelle marge de crédit au montant utilisé par l'entreprise lors du dépôt de la proposition et elle exige que les chèques émis durant la période qui suit soient nécessaires aux opérations courantes.

De plus, jusqu'à ce que le tribunal ait rendu une décision relativement à la proposition, le prêteur à court terme réexaminera chaque semaine sa position bancaire, c'est-à-dire le rapport entre la marge de crédit utilisée et la valeur des comptes clients et des stocks. Le prêteur à court terme exigera que sa position bancaire ne se détériore pas davantage par rapport à la situation qui existait au moment du dépôt de la proposition.

En matière de droits des entreprises et des prêteurs à court terme, la législation n'est pas claire concernant les contrats de marge de crédit remboursable à demande. Pour une entreprise, la seule façon de régler cette question consiste à s'entendre avec son prêteur à court terme avant le dépôt de la proposition et à tout mettre en oeuvre pour conserver à long terme la confiance de ce dernier et ainsi éviter qu'un jour celui-ci mette fin à leur relation d'affaires.

Avantages de la proposition

Voici les avantages de la proposition :

  • elle permet d'éviter de négocier individuellement avec chacun de vos créanciers;
  • elle suspend les procédures de tous les créanciers et permet la levée des saisies des comptes de prêteur à court terme, des comptes clients et des autres actifs;
  • elle permet le maintien des opérations de l'entreprise;
  • elle permet d'éviter la prise de possession des actifs par le syndic;
  • elle permet d'éviter la publication d'un avis de faillite dans un journal local;
  • l'entreprise doit obtenir l'approbation des créanciers non garantis par une majorité en nombre et une majorité des deux tiers en valeur.Lorsque la proposition est approuvée par les créanciers, celle-ci lie tous les créanciers non garantis, incluant ceux qui sont réfractaires et qui ont voté contre la proposition; évitant ainsi d'avoir l'obligation d'obtenir l'approbation de 100 % des créanciers non garantis;
  • la proposition peut également être faite au ministère du Revenu du Québec et à l'Agence du revenu du Canada, et elle permet de négocier la responsabilité des administrateurs concernant les créances fiscales (à l'exception des arrérages de déductions à la source).
  • elle permet de conserver l'avantage de reporter des pertes fiscales aux années subséquentes en vue de réduire le revenu imposable durant les sept prochaines années.

Lorsqu'il y a un nombre important de créanciers non garantis, il est pratiquement impossible pour une entreprise de négocier individuellement avec chacun d'eux. Les arrangements à l'amiable ne lient que ceux qui y souscrivent et n'empêchent pas les créanciers réfractaires d'entreprendre des procédures. En pareil cas, la proposition est nécessaire au sauvetage de l'entreprise.

Créances des gouvernements : bonne nouvelle

À titre de créanciers, les gouvernements sont clairement assujettis à la LFI. Ils ne sont ni créanciers garantis, ni créanciers privilégiés, exception faite des arrérages de déductions à la source.

Par conséquent, la proposition peut être présentée au ministère du Revenu du Québec pour ce qui est des arrérages de TPS et de TVQ.

Cependant, la proposition doit prévoir le paiement entier des arrérages de déductions à la source dans les six (6) mois suivant l'approbation de la proposition par le tribunal.

Fait à noter : la proposition peut prévoir, lors de l'approbation par le tribunal, que les administrateurs de l'entreprise seront dégagés de leurs responsabilités statutaires concernant les créances gouvernementales.


Pour trouver un Conseiller en redressement financier cliquez ici.


Dernière mise à jour : 10 janvier 2012

Avis : L'information présentée ci-dessus est de nature générale et est mise à votre disposition sans garantie aucune notamment au niveau de son exactitude ou de sa caducité. Cette information ne doit pas être interprétée comme constituant un ou des conseils ou avis juridiques. Si vous avez besoin de conseils juridiques particuliers, veuillez consulter un avocat ou un notaire.

© Copyright 2006-, Raymond Chabot inc., Tous droits réservés.


 


Page d'accueil du Réseau juridique du Québec | English 

La Boutique juridique

Centre de renseignements juridiques
Particuliers | Affaires | Juristes | FAQ juridiques | Liens | Humour

Rechercher
Avocat ou cabinet | Notaire | Huissier

Nous joindre | À propos | Politiques d'affaires | Partenaires
Avertissement

Copyright © , Jurismedia inc., Tous droits réservés